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57 ème Festival de Cannes

12-23 mai 2004

PRESENTATION

A ce jour, il n’est pas encore sûr que la copie du tant attendu « 2046 » du chinois de Shangaï Wong Kar-Wai arrive à tant sur la Croisette… Si chaque année a son lot de surprises, de suspenses, d’incertitudes, cette édition 2004 risque fort d’en être le fleuron le plus magistral. Quatre années de travail sur ce film, peut-être pour rien, risque pris à l’image d’une sélection des plus culotées.
En effet, Thierry Frémaux et son équipe ont voulu mettre un accent radical sur la diversité des genres, avec pour point d’orgue l’audace d’un parti pris stylistique fort quant à la mise en scène. Lieu de rencontre majeur des découvertes et des nouveautés en matière de cinéma mondial, en même temps que sa vitrine, Cannes présente cette année, toutes sections confondues, 9 premiers films et 46 premières mondiales, en tête desquelles le forcément sulfureux « Fahrenheit 911 » de Michael Moore, dont l’Amérique toute entière (revenue en force, chic, on n’est plus fâchés) craint à juste titre l’impact, d’autant que l’anti-Bush forcené a juré de le sortir avant les élections présidentielles de novembre prochain…
Sous la houlette passionnément allumée de Quentin Tarantino, notamment entouré d’Emmanuelle Béart, Benoît Poelvoorde ou Jerry Schatzberg, le Jury devra choisir samedi 22 entre les 18 longs métrages de la compète, ainsi qu’entre les dix courts, pour distinguer les meilleurs, au regard des critères sus-cités et selon son bon cœur, of course.
Au nombre des coups de cœur possibles, sinon probables, citons quant à nous quelques attentes nourries : Sans reparler du Wong Kar-Wai, qui fait évidemment tourner les langues et pas que sept fois dans les bouches, « La vie est un miracle » du souvent excellent Emir Kusturica ne devrait pas en être un à l’heure des récompenses. « The Ladykillers » des frères Coen, non plus. Quant au réjouissant « Shrek 2 » du trio U.S Adamson, Asbury et Vernon, s’il est à « l’image » du premier, nul doute que la tranche de rigolade émue est au programme. Restent les inconnus, ceux qui viennent pour la première fois à Cannes, avec leur première œuvre en poche. Salut les nouveaux, bienvenue au club et bonne chance !


Véronique Blin

Nos critiques

Comme une image d'Agnès Jaoui