InterCineTh
Accueil
Films
Pièces
Interviews
Portraîts
Festivals
Galerie
62e Festival de Cannes

13 – 24 mai 2009

 

J – 0 : Coup d’envoi  -  très  -  animé

 

Up (Là-haut)

Nous vous l’avions annoncé  lors de notre « premier coup de gong » : la 62e édition cannoise démarre sur les chapeaux de roues, en 3D, lunettes spéciales obligatoires pour apprécier  tous les reliefs  du film d’animation UP (LÀ-HAUT) des américains Pete Docter et Bob Peterson, émules flamboyants des Studios Disney, Pixar intégré  depuis son rachat par lesdits.

Pete Docter nous avait déjà régalés  en 2002 avec  Monstres & Cie. Il réitère  ici dans son imagination débridée, avec l’histoire de ce vieux et ronchon Carl vendeur de ballons qui, menacé de perdre sa maison, décide de tout quitter pour s’envoler avec elle, à l’aide de son précieux outil de travail. Non prévue à son échappée belle : l’irruption de l’hyperactif  gamin Russell, qui va sérieusement compromettre son projet…

Tenant à la fois du Ballon rouge  et du Voyage en Ballon, UP est, tout comme eux, empreint de poésie et d’une belle leçon de vie. Le temps est passé, le numérique est arrivé  et avec lui le cortège de technologies nouvelles, dont le 3D n’est pas des moindres. Il est vrai que l’effet visuel obtenu est impressionnant !

 La piste est désormais  ouverte  pour l’entrée en lice des vingt films de la Compétition ;  des vingt autres de la section « Un Certain Regard », ainsi que pour celle des films Hors Compétition de la Sélection Officielle, « Séances Spéciales » et autres « Séances de Minuit ». Sans oublier, bien sûr, les Courts Métrages, la « Cinéfondation » et « Cannes Classics ».

Indépendamment d’elle, mais Ô combien partie prenante  de ce marathon cinéphile, les deux autres  sections phare du plus important  rendez-vous  cinématographique du monde : « la Quinzaine des Réalisateurs »  et « La Semaine Internationale de la Critique ».

 Parmi toutes ces merveilles promises à nos yeux et à en juger par les extraits  montrés lors de la Cérémonie d’Ouverture,  la compétition semble bien sérieuse, responsable, politique et engagée.  La « Quinzaine », elle, a l’air plus joyeux, avec bon nombre de comédies au programme. Si ce n’est la polémique qui point quant à la non sélection de Coppola au Palais, mais qui constitue l’ouverture de ladite Quinzaine avec son dernier opus Tetro, on a de fortes chances  de mieux s’aérer les méninges à cet autre bout de la Croisette !

Antichrist

 Côté bunker et tapis rouge, cependant, de grosses pointures s’annoncent : de Tarantino (Inglorious Basterds) à Ken Loach (Looking for Eric  plantant sa caméra devant  notre national Cantona ; de Gaspar Noé (Soudain le vide) à Resnais (Les Herbes Folles) ou  d’Almodovar (Etreintes brisées)  à Lars von Trier (AntiChrist), nul doute que la « montée des marches » va accueillir des réalisateurs  de belle qualité. Sans oublier Jane Campion et son Bright Star ; ni Jacques Audiard avec Le Prophète.

A noter que le déjanté Johnnie To embauche, pour assouvir sa Vengeance, le cher autre Johnny, cette fois sans sa guitare.

Johnny dans Vengeance

A Cannes, nous sommes tous des élèves. Assoiffés de découvrir et d’apprendre. Cette année, nos maîtres d’école seront, mardi prochain, Jean-Pierre et Luc Dardenne, pour nous donner la très salutaire  et désormais incontournable  « leçon de cinéma ».

 Alors, crise ou pas crise ? Grippe A ou pas grippe A ? Le cinéma s’en fiche. Le tapis rouge est prêt ; les films sont arrivés ; les spectateurs aussi.

Leur avidité, elle, est intacte.

 

Véronique Blin