TERRENCE MALICK…

… Très attendu retour après…
« Une si longue absence »…
On l’espéra l’année dernière, déjà… mais le film n’était pas « prêt », d’après son réalisateur…L’immense Malick demanda à Maître Frémaux s’il daignerait l’attendre… afin de lui donner une seconde chance d’être présent à Cannes… Son Arbre de Vie est bien là cette année, mais les commentaires allèrent bon train en amont du Festival, quant à la présence « physique » du cinéaste américain : viendra ? viendra pas ? Parions que, comme d’habitude, son « arbre » risque fort d’être amputé de son tronc, ou de sa branche maîtresse, au choix. L’auteur des inoubliables Moissons du Ciel ou de La Ligne Rouge, entre autres chefs-d’œuvre, ayant stipulé par contrat le droit de se soustraire, selon son gré, à toute obligation promotionnelle, des interviews aux conférences de presse, pourrait bien aller jusqu’à briller par son absence aux marches du Palais, pour présenter son nouvel opus.
Mais qui est donc ce fantôme génial ? Natif d’Ottawa, dans l’Illinois, en 1943, le moins que l’on puisse dire de lui est qu’il est peu prolixe… Cinq films en près de quarante ans, ça n’est pas beaucoup (de 1973 à 2011)… Même si chacun d’entre eux est une claque magistrale, qui vous prend aux tripes et vous déchire le ventre. Obsession de la perfection ou flemme monumentale ? Quoique il en soit, chacune de ses œuvres est un événement.
Brillantissime étudiant de haut vol, doublement diplômé de Harvard en 1966 et d’Oxford grâce à une bourse, il s’est tout d’abord frotté au journalisme pour les magazines Life et The New Yorker, puis a enseigné au MIT, avant d’intégrer le prestigieux American Film Institute.
Après avoir réalisé La Balade Sauvage, Les Moissons du Ciel, La Ligne Rouge, Le Nouveau Monde et ce fameux Tree of Life tant attendu, il vient d’achever le tournage d’un film provisoirement intitulé Untitled Love Story.
Ai-je bien dit « fameux », à propos de The Tree of Life ? Si c’est au sens latin du terme « fama », la renommée, celle de Terrence Malick, peut-être parce-que trop rare, est mondiale. Prenons garde cependant à un risque majeur : qu’une éventuelle déception ne vienne se porter à la hauteur de l’attente avide dans laquelle nous sommes encore, pour l’instant. Alors, attendons…
Véronique Blin