50ème FESTIVAL D'AVIGNON
9 juillet - 3 août 1996
THEÂTRE
« Edouard II », de Christopher
Marlowe, mise en scène Alain Françon
Les 9, 10, 11, 12, 13, 15 et 16 juillet à 22 h
Cour d'Honneur du Palais des Papes.
L'ascension et la déchéance sociale et politique sanglante
du Roi Edouard II
et de son amant Gaveston.
« La tragédie du Roi Christophe »,
d'Aimé Césaire, mise en scène Jacques Nichet
Les 20, 21, 22, 23, 24 et 25 juillet à 22 h
Cour d'Honneur du Palais des Papes
Effort titanesque et désespéré d'un roi noir pour se
forger un destin.
Le portrait d'un homme de pouvoir pris à la gorge par le temps.
« La Cour des Comédiens », conception
et mise en scène Georges Lavaudant
Le 28 juillet à 22 h
Cour d'Honneur du Palais des Papes
Cinq troupes de théâtre voyagent à travers son histoire.
On discute du théâtre, de sa nécessité et de
sa folie; on rejoue des fragments du Cid, d'Hamlet, de Richard III, du Prince
de Hombourg... A l'issue de la dernière journée, les cinq
troupes se rejoignent et organisent une cérémonie, un dernier
hommage au théâtre.
« Les Danaïdes », d'après Eschyle,
adaptation et mise en scène Silviu Purcarete (Roumanie)
Les 15, 16, 17, 18, 19, 20, 22, 23, 24, 25, 26 et 27 juillet à 22
h
Carrière Redland à Boulbon
Un très ancien poème raconte la grande révolte des
50 filles de Danaos, refusant l'hymen incestueux que veulent leur imposer
les 50 fils d'Egyptos, leur oncle.
« Le Cabaret », quatorze nuits proposées
par Sik Sik, bureau de théâtre
Les 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet à
partir de 23 h
Gymnase du Lycée Saint-Joseph
L'année dernière, Olivier Py avait fait un tabac avec Miss
Knife, en perruque, boa et faux cils. Cette année, un vrai cabaret
accueillera les noctambules, avec notamment les Etoiles du music-hall des
Achille Tonic, la compagnie Geau Geste de Dominique Boivin et tous les acteurs
du festival qui voudront, qui pourront. Nul doute que Miss Knife passera
par là...
« Le Procès », d'après Franz
Kafka, mise en scène Dominique Pitoiset
Les 10, 11, 12, 13, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 juillet à 22 h
Cour du Lycéee Saint -Joseph
Malentendu, dysfonctionnement ou injustice inexplicable, l'arrestation et
le procès de Joseph K. sont des plus bizarres. La défense
incertaine d'un accusé qui consent à sa mort intérieure
annoncée.
« La résistible ascension d'Arturo Ui »,
de Bertolt Brecht, mise en scène
Heiner Müller (Allemagne)
Spectacle en allemand, sous-titré en français
Les 29, 30 et 31 juillet à 21 h 30. Le 28 à 17 h, Verger Urbain
V (entrée libre)
Théâtre Municipal (hommage à Heiner Müller)
Le 30 janvier 1933, Arturo Ui s'installe au pouvoir pour longtemps, en devenant
le chef du trust des choux-fleurs. Collusion visible entre mafia et politique,
ainsi que la fascination exercée sur le peuple par le «grand
tueur».
« La Cerisaie », d'après Tchekhov,
mise en scène
Margarita Mladenova et Ivan Dobtchev (Bulgarie)
Les 21, 22, 23, 24, 25 et 26 juillet à 21 h 30
Théâtre Municipal
Quête obstinée de l'énigme floue de l'être, dont
la cerisaie et ses souvenirs serait à la fois le paradis perdu et
la terre promise, et dont la salle d'attente de la gare du départ
serait l'étape.
« Le passage de l'Indiana », de Normand Chaurette,
mise en scène
Denis Marleau (Québec)
Les 10, 11, 12, 13, 14, 15 et 16 juillet à 19 h
Tinel de la Chartreuse
Les souvenirs et la restauration mythique de l'«Indiana», ce grand
paquebot blanc qui fit naufrage dans la mer Baltique, à partir d'une
photographie des années vingt.
« Maîtres anciens », de Thomas Bernhard,
adaptation et mise en scène
Denis Marleau
Les 24, 25, 26, 27, 28 et 29 juillet à 22 h
Cour du Lycée Saint-Joseph
36 ans de contemplation de «L'homme à la barbe blanche»
du Tintoret, dans la salle Bordone du Musée d'art ancien de Vienne.
« Simplement compliqué », de Thomas
Bernhard, mise en scène Jacques Rosner
Les 19, 20, 21, 22, 23 et 24 juillet à 19 h
Gymnase Aubanel
Un vieil acteur, dans une chambre à l'abandon, quelque-part dans
la rue Hans-Sachs au coeur de Vienne.
«Brancusi contre Etats-Unis», un procès
historique, 1928, adaptation et
mise en scène Eric Vigner
Les 16, 17, 18, 19, 20, 21 et 22 juillet à 17 h
Salle du Conclave du Palais des Papes
Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art, qu'est-ce qu'un artiste professionnel, qu'est-ce
que le beau, qui est juge en la matière ? Artistes, critiques, collectionneurs
vont témoigner face à la société.
« C'est pas facile... », Bertolt Brecht / Emmanuel Bove
/ Antonio Tabucchi,
mise en scène Didier Bezace
Volet Brecht : 11, 13, 15 et 17 juillet à 22 h; 12, 14, 16 et 18
à 17 h
Volet Bove : 11, 13, 15 et 17 juillet à 17 h; 12, 14, 16 et 18 à
22 h
Volet Tabucchi15, 16, 17 et 18 juillet à 11 h
Salle Benoît XII
Confrontation de trois oeuvres décrivant des contradictions analogues
: mauvaise foi, reconcement, apprentissage du mensonge, perversion du raisonnement,
toute une batterie de systèmes internes défectueux que font
naître, encouragent et organisent les dictateurs.
« Le naufrage du Titanic », de Hanz Magnus
Enzensberger, mise en scène
Pierre-Alain Chapuis
10, 11, 12, 13, 15 et 16 juillet à 22 h
Cloître des Carmes
Aujourd'hui, à Berlin, il neige et les rescapés se racontent
leur survie. De toute façon, les mots viennent toujours trop tôt
ou trop tard...
« Les fils de l'amertume », de Slimane Benaïssa,
mise en scène de l'auteur et
Jean-Louis Hourdin
12, 13, 15, 16, 17, 18, 19, 20 et 21 juillet à 22 h
Cloître des Célestins
Génération sacrifiée dans un pays qui a perdu sa mémoire.
Chaque poème, chaque représentation théâtrale
est un beau triomphe contre le malheur.
« La fin des monstres », écrit et mis en scène
par Jean-Paul Wenzel
16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 26, 27, 28, 29 et 30 juillet à
22 h
Montfavet - La Verdière
Après l'aube et le zénith du petit cirque ambulant, Jean-Paul
Wenzel laisse ses «monstres» seuls face à leur destin,
mais debout et fiers de prendre la parole.
« Le cri du caméléon », chorégraphie
et mise en scène Josef Nadj, avec Anomalie
17, 18, 19, 20, 21, 23, 24, 25, 26 et 27 juillet à 22 h
Champfleury
Invention d'une nouvelle piste, parce-que le cirque, c'est toujours le risque
de rater un numéro et parfois d'en mourir. Un nouvel art où
il est question de vérité.
« Domaine Public », de Christiane Cohendy
et Robert Cantarella, mise en scène Robert Cantarella
24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet à 11 h et 18 h
Eglise des Célestins
Dans cet espace-temps du théâtre où la mémoire
ne peut être que vivante , comment s'opère cette circulation
des éblouissements les plus intimes et comment accèdent-ils
au domaine public ?
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