
Elle est le n 6 des «sexophonistes» du tèlèphone rose. Elle (Theresa Randle) rêvait dêtre actrice mais, lors dune audition avec «Q.T.» (Quentin Tarantino), il lui demanda de montrer ses seins et elle partit en claquant la porte... Contrainte á accepter ce job de remplacement pour gagner sa vie, elle y obtient un vif succés auprés des auditeurs; tout le monde la rèclame ! Forte de cet engouement á son endroit et mûrie par cette expèrience, elle èconomise assez pour pouvoir senvoler vers Hollywood, avec ses rêves en poche. Mais lá encore, on lui demande de se dèvêtir...
Moins riche, original et audacieux que ses prècèdents films («Shes gotta have it», «Do the right thing», «Mo better blues» ou «Malcolm X»), «Girl 6» nen est pas moins lexploration minutieuse et ironique de lunivers du tèlèphone rose, vu par Spike Lee á travers le regard des femmes. Attentif et goguenard, il dresse le portrait peu èdifiant dinterlocuteurs maniaco de toutes sortes, de filles au bout du rouleau qui trouvent le temps de se faire les ongles ou de lire un bouquin tout en rèpondant aux exigences tèlèphoniques de ceux qui les appellent ; bref, un tableau mi-figue, mi-raisin qui se voudrait á lhonneur des femmes, mais qui semble par bien des aspects plutôt misogyne.