35e SEMAINE INTERNATIONALE
DE LA CRITIQUE

CANNES 1996

L'affiche

Longs métrages en compétition :

« Les aveux de l’innocent », de Jean-Pierre Améris (France)

L’avenir étriqué que lui propose sa modeste famille provinciale, Serge Perrin n’en veut pas (Bruno Putzulu).De galères en désillusions, il se retrouve bientôt à la rue, persuadé qu’un avenir brillant l’attend dans la capitale. Pour connaître la gloire, il n’hésite pas à pousser la porte d’un commissariat pour s’accuser d’un crime qu’il n’a pas commis...

« Yuri », de Yoonho Yang (Corée)

A 33 ans, le moine Yuri entame un étrange voyage (Schinyang Park) : il s’évade de son corps et parcourt, nu, une contrée dont le nom est...Yuri. Il y rencontre une jeune femme qui le fait succomber à une frénésie de sexe et d’amour. Après avoir tué deux gardiens d’un point d’eau et son maître à penser sans le reconnaître, Yuri affronte le moine à la bougie qui tente de le séduire et qui, plus tard, lui brûlera les yeux. Poursuivant son initiation dans un bourg lointain sous l’emprise de la corruption et de la torture, il y est aimé de Yonni, la fille du juge. Banni par le moine à la bougie, il retourne sur sa terre d’exil. Le 40e jour est atteint; Yuri rejoint son corps terrestre, pour une nouvelle vie.

« Mi ultimo hombre », de Tatiana Gaviola (Chili)

Florencia au milieu de la guerre (Claudia Di Girôlamo). Une ville qui vit la nuit, se consumant dans le feu et la folie. Elle y rencontre un homme, un persécuté avec lequel elle connait une passion déchirante. L’amour, unique forme de libération. Sentir, lutter contre la mort; vivre dans la guerre. Ville dévastée, ville du délire, la ville de Florencia.

« The empty mirror » (Le miroir vide), de Barry J. Hershey (Etats-Unis)

Dans le bunker de ses derniers jours, Adolf Hitler contemple son oeuvre (Norman Rodway). Sur un écran omniprésent, défilent les vues d’actualité illustrant son irrésistible ascension. Joseph Goebbels ou Hermann Goering reviennent visiter celui qui crut construire un monde parfait. Au soir du IIIe Reich, aux portes de la mort, le dictateur tente désespérément une traversée d’un miroir déserté.

« The daytrippers », de Greg Mottola (Etats-Unis)

Eliza et Louis vivent à Long Island. Un jour, pendant que Louis est à son bureau de New-York, Eliza trouve une lettre d’amour adressée à son mari. Cherchant secours auprès de sa famille, ils l’enjoignent tous de confronter Louis à cette lettre et partent en voiture à sa recherche.

« Chuen Hua Mon Lu » (A drifting life), de Lin Chen-Sheng (Taïwan)

Trois générations d’une famille sur une période de dix ans. Après la mort de sa femme en couches, Kuncheng (Lee Kang-Sheng) laisse ses deux enfants, une fillette et le nouveau-né à la garde de ses parents et part chercher du travail à la ville. Il y rencontre une jeune femme, Ah Yun, que, des années plus tard, il envisage de ramener dans sa famille, fermement implantée dans la tradition. Comment aborder les siens après une aussi longue absence ?

« Sous-sol », de Pierre Gang (Canada)

1967, René a onze ans (Richard Moffatt). Sensible, les premières manifestations de la puberté le troublent. Une nuit, attiré par des râles, il découvre ses parents en pleins ébats amoureux. Au matin, sous ses yeux, sa mère découvre son père mort. Depuis ce jour, René ne grandit plus, prisonnier de sa peur du sexe.

Courts métrages en compétition :

« Une robe d’été », de François Ozon (France)

Sébastien et Frédéric sont en vacances au bord de la mer. Sébastien est un fan de Sheila; Frédéric, un fan du soleil. Lucia, qui l’aborde sur la plage et l’entraîne, tout nu, dans les pins alentour, devra lui prêter sa robe lorsqu’au retour de leurs ébats, les affaires de Frédéric auront disparu...

« La grande migration », de Iouri Tcherenkov (France. Animation)

Les aventures humoristiques d’un oiseau migrateur qui perd ses congénères dans la brume.

« Planet man », d’Andrew Bancroft (Nouvelle-Zélande)

Par une sombre nuit, toutes les femmes disparaissent de la surface de la terre. Dans les ruelles d’une ville en ruines, un homme solitaire tombe sur une femme oubliée.

« Le réveil », de Marc-Henri Wajnberg (Belgique)

Chaque matin, Robert doit se lever, c’est une question de vie ou de mort.

« The slap » (La gifle ), de Tamara Hernandez (Etats-Unis)

L’histoire d’une rencontre entre deux lycéens dans les années cinquante. Rencontre qui tourne mal lorsque, demandant à son amie un baiser de bonsoir, le jeune homme découvre qu’elle désire beaucoup plus... En acceptant, une part de lui-même changera à jamais.

« La tarde de un matrimonio de clase media » (L’après-midi d’un couple de classe moyenne ), de Fernando Leon (Mexique)

Je crois qu’un couple qui vit ensemble depuis de nombreuses années n’a que peu de choses à se dire.

« Bakom Mahognybordet » (Derrière le bureau d’acajou ), de Johannes Stjärne Nilsson (Suède)

Comme d’habitude, Henry commence sa journée de bureau par une cigarette et du café no Lorsqu’il veut saisir sa tasse, il se rend compte qu’il n’a plus de main et réalise qu’il est en train de disparaître morceau par morceau.

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